Don Carlos de Giuseppe Verdi : ultime chef-d’oeuvre du grand opéra historique français

Date : samedi 3 mars 2018 - 15h00 - 16h30 - - 0

En partenariat avec ALMAVIVA

Patrick Favre-Tissot-Bonvoisin, musicologue-conférencier-historien de la musique

Si Verdi demeure le compositeur emblématique de l’unité italienne, la France fut à ses yeux le plus cher parmi les pays d’Europe qu’il explora. Le compositeur s’éprit véritablement de la patrie de son confrère Berlioz, au point d’en faire sa destination comme son lieu de séjour privilégié à l’étranger. La création de l’auteur de Rigoletto en porte témoignage.

De surcroît, n’oublions pas qu’au XIXème Siècle, Paris ravit à Vienne le titre de capitale européenne de la musique. À l’apogée du Romantisme, le Grand-Opéra Historique y prospère, genre définitivement consacré par les créations de La Juive de Halévy en 1835 et des Huguenots de Meyerbeer en 1836.

Dès 1848, dans la lignée du Guillaume Tell de Rossini et de La Favorite de Donizetti, Verdi procède à une première tentative en ce sens avec Jérusalem. Approfondissant sa maîtrise de la langue française, de la prosodie, des codes inhérents au genre, il présente Les Vêpres Siciliennes en 1855.

Toutefois, c’est seulement en 1867, avec Don Carlos, le plus ambitieux, le plus ample de ses vingt-huit opéras (celui qu’il aura, aussi, le plus remanié), qu’il signe un complet chef-d’œuvre.

De Fontainebleau à l’Espagne de l’Inquisition, un drame intime se déroule inexorablement sur le fond d’une tragédie collective parmi les plus puissantes du répertoire lyrique.

Patrick Favre-Tissot-Bonvoisin